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◊ Le travail de Silvère Jarrosson ajoute au monde connu sa dimension apocalyptique. Il montre un univers où tous les langages sont abolis, mais dans lequel règnent encore la part animée et mouvante de l’âme, le fredonnement des interstices, la respiration des vides : sans cela, l’être renoncerait à sa part légendaire. C’est pourquoi cet art se regarde comme une aventure organique et lente de ce temps mythique présent en nous, à notre insu, et qui rejaillit dans nos émotions.

Mathieu François du Bertrand (Critique d’art – AICA France) 2017

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Un peintre abstrait à l’époque du 3.0 – Silvère Jarrosson est entré en peinture pour répondre à un appel impérieux qui s’est manifesté à lui à travers un : « c’est cela que je veux faire ! », alors qu’il découvrait le travail pictural d’un ami. Quoi, cela ? La peinture ! Rien au départ ne le destinait à devenir peintre. Son parcours avait été tout autre, puisqu’il devait devenir danseur étoile. Confronté à l’impossibilité de poursuivre dans cette voie, il fit des études de biologie et découvrit la pratique de l’art à cette époque. Dès lors, avec une passion sans limites, il s’est mis au travail et n’a plus dévié du chemin qui s’est ouvert devant lui. Il est devenu ce qu’il avait à cet instant compris devoir être, (…) Lire la suite

Jean-Louis Poitevin (Critique d’art – AICA France) 2017

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◊ Silvère Jar­ross­son invente un uni­vers tout en tor­sions. Cela tient d’abord à la tech­nique employée par l’artiste : glis­sant une couche de pein­ture blanche sous une couche de pein­ture colo­rée, celle-ci la déforme par ce qui s’apparente à un mou­ve­ment tel­lu­rique. Les matières se jouxtent sans fusion­ner dans un magma ; l’artiste donne à la pein­ture l’impression de reliefs quasi métal­liques. Des corps semblent ram­per sans pour autant qu’on puisse en signi­fier la vraie nature puisque tout semble deve­nir presque infor­mel et moiré. L’acrylique reste la matière pre­mière de cet action pain­ting qui peut rame­ner autant à la pré­his­toires de la chi­mie qu’à des expé­riences (…) Lire la suite

Jean-Paul Gavard-Perret dans Le Littéraire, mars 2017

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◊ La troisième exposition de Silvère Jarrosson à la Galerie Hors-Champs présente les nouvelles recherches picturales nées de son univers déjà bien affirmé. Les formes abstraites, minérales et reptiliennes, célestes et granuleuses, poursuivent leur évolution par une multitude de variations, de nuances, qui se révèlent comme un prolongement de ses dernières séries, comme un même corps en devenir. On ne saurait dire si ce corps « grandit », puisqu’il se refuse toujours à nommer ce qu’il pourrait figurer : il mute, en tout cas. La technique est la même : avant le dripping, Silvère Jarrosson prépare sa peinture selon un procédé (…) Lire la suite

Hannibal Volkoff , 2017

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◊ L’œuvre artistique de Silvère Jarrosson a pour but de décrire le monde sous des formes diverses et à différentes échelles (l’univers, le ciel et les constellations par exemple). Le monde se meut sur le mode de l’accidentel et du désordonné, ce qui lui confère sa beauté et sa force expressive, issue du regard. La façon qu’a l’artiste de modeler en mouvement génère une irrégularité « imprévisible et suggestive » de signes. À partir des formes abstraites et des couleurs, son trait signifiant et informel se propose de construire un discours philologique et linguistique dans lequel chaque forme simple (…) Lire la suite

Gabriele Romeo, dans Expoart Magazine n°22, février 2014 (p.21)

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◊ L’espace définit un lieu dans lequel se crée une vie nouvelle, changeante, mouvante visible et invisible. Dans l’œuvre de Silvère Jarrosson, l’espace primordial se définit comme une chorégraphie – hommage à ses années de danseur à l’Opéra ainsi qu’ à sa formation universitaire – qui met en œuvre des mouvements précis, « aériens » et spontanés. Chaque jet de matière trouve sa juste places sur le support, la matière picturale s’entrechoque pour façonner un monde entre le dedans et le dehors, elle se veut créatrice d’une nature nouvelle. Le visible au travers de la chair picturale cherche à (…) Lire la suite

Eric le Gallo, 2015