Quatrième série : Ces No man’s land, issus d’une froide évolution visqueuse et minérale, questionnent notre place d’être vivant dans un cosmos plus large ou l’éternel côtoie l’instantané. La vie, à l’image de l’univers, n’existe que dans l’instant, tout en s’installant, immuable ou changeante, dans une durée proche de l’éternel. Ces oeuvres laissent place à la méditation contemplative, chacun se retrouvant confronté pour un instant au vide des temps astronomiques et à l’immobilité apparente d’un paysage en perpétuel changement. Mes No man’s land sont les divagations d’un homme solitaire, perdu dans son monde. L’exploration du désert.

Silvère Jarrosson

Photos : François Jorez et Silvère Jarrosson